Les ouvrages en plaque de plâtre

 

 

1 Les cloisons de distribution

 

1.1 Description

 

Les cloisons en plaques de plâtre et ossature métallique sont constituées de plaques de plâtre vissées sur une ossature en acier galvanisé.

Une gamme très étendue de performance est obtenue en associant les caractéristiques de chacun des composants :

·           Nature des plaques,

·           Nombre de plaques,

·           Dimensions de l’ossature,

·           Incorporation éventuelle d’isolant.

 

Dimensions courantes des plaques standards :

 

1.2 L’ossature métallique :

 

1.3 Dispositions en pied de cloison

1.31 Dispositions courantes en pied de cloison

sur sol brut

sur sol fini

 

Lorsque les migrations d'eau peuvent être préjudiciables au revêtement de sol d'une pièce adjacente, l'étanchéité est réalisée par un mastic souple.

 

1.32 Pièce humide : disposition en pied de cloison

Voir classement des locaux dans le document "Classement dans le bâtiment"

sur sol fini

sur sol brut

1.4 Liaison avec les huisseries

 

Chaque montant d’huisserie doit être solidarisé à l’ossature par quatre points de fixation, dont un est obligatoirement situé en pied.

 

 

Imposte :

Un rail, préalablement grugé et rabattu, est fixé sur la traverse de l’huisserie. Les montants de départ d’imposte sont obligatoirement solidarisés par vissage sur chaque montant d’huisserie.

En fonction de la largeur de la porte, prévoir un ou plusieurs montants d’imposte intermédiaires.

 

 

1.5 Raccordements de cloisons

 

 

 

 

 

 

1.6 Les cloisons cintrées

 

Le système permet la réalisation de cloisons cintrées de rayon supérieur à 1.50m.

Les rails haut et bas sont préformés, l’entraxe des montants est au maximum de 0.40m et les plaques sont disposées horizontalement.

Epaisseur des plaques : 6 mm, pour faciliter le cintrage

Les plaques peuvent également être humidifiées.

 

1.7 Fixation d’appareils sanitaires

Tout appareil doit être fixé sur l’ossature métallique de la cloison et non sur les plaques de parement.

 

Pour cela , il faut prévoir des renforts bois ou métalliques dans les ossatures avant le vissage des plaques et repérer l' axe des renforts sur les plaques .

 

1.8 Les cloisons de séparation

D’une façon générale, ces cloisons sont employées entre les locaux nécessitant des isolements acoustiques très élevés tels que logement, studios d’enregistrement, salles et conservatoires de musique.

1.81 Deux types de cloisons sont utilisés :

Les cloisons séparatives à ossature alternée

Les cloisons séparatives à ossature double

 

Les parements sont constitués de 2 à 3 plaques de plâtre standard ou techniques.

La cavité intérieure est amortie par des panneaux de laine minérale.

L’étanchéité à l’air est assurée sur la périphérie de la cloison par les joints en partie haute et cueillies latérales et par un ruban mousse(ruban résilient)et cordon de mastic acrylique au sol.

 

1.82 vissage des plaques

les plaques sont disposées de façon que les joints, au droit d’un montant, soient alternés entre les différentes couches d’un même parement.

 

1.9 Raccordements

pour assurer l’homogénéité du traitement acoustique des ouvrages, les cloisons séparatives entre logements doivent s’intégrer dans des structures de performances cohérentes avec ces cloisons.

 

1.91 Raccordement sur plafond

Il faut éviter les transmissions latérales et assurer l’homogénéité du traitement acoustique.

 

1.92 Raccordement sur doublage

Pour préserver les performances de l’ouvrage, ces cloisons doivent être systématiquement raccordées au gros-œuvre. le doublage, quelle que soit sa nature, vient en butée conter la cloison.

 

 

1.93 Raccordement sur plancher bois

 


2 La cloison alvéolaire

2.1 Description

La cloison alvéolaire est constituée de panneaux monoblocs, hauteur d’étage, à parements en plaque de plâtre, collés en usine sur un réseau alvéolaire en carton.

 

2.2 Domaine d’emploi :

Ce type de cloisons est utilisés dans les bâtiments d’habitation ( neuf ou réhabilitation) et établissements recevant du public (ERP).

Ces cloisons permettent également la réalisation de contre cloisons de doublage et d’habillage, de parois entre logements et de gaines techniques.

 

2.3 Constitution des ouvrages

Les cloisons sont mises en œuvre par emboîtement des panneaux entre un rail haut et une semelle basse en bois ou en panneaux de particules de bois.

Les panneaux sont reliés entre eux et sur la semelle par des clavettes de liaison.

 

Principe de mise en œuvre d’une cloison alvéolaire :

 

2.4 Mise en œuvre

 

 

 

Fixation des rails et semelles

 

Pose du premier panneau

Emboîtement du panneau sur le tasseau haut

 

 

Clavette en pied de cloison

 

Jonction en L : Trois clavettes ou un tasseau continu sont encastrées dans le panneau fixé le premier. Un rail est ensuite cloué ou vissé sur le côté du panneau. Après découpe, le panneau de retour est emboîté. Chaque panneau reçoit en pied sa clavette de liaison fixée sur la semelle.

 

Jonction aux huisseries :

les huisseries sont posées à l’avancement. La liaison avec les panneaux est assurée par 3 clavettes logées verticalement dans l’âme de la cloison. La fixation se fait côté huisserie et par vissage.

Dans le cas d’huisserie bois, la clavette basse de liaison à la semelle assure la fixation du pied d’huisserie.

Dans le cas d’huisserie métallique, les pieds d’huisserie sont solidarisés à la semelle par clavette bois ou équerre métallique.

 

Arrêt de cloison :

 

Avec bande de plaque

Avec tasseau bois

Avec profilé métallique

 

 

 

Cloison de séparation : Ces cloisons sont destinées à séparer dans les constructions neuves ou anciennes les logements et les coursives, dégagements, couloirs, escaliers.

 

 Coupe verticale

 

Coupe horizontale

 

 

 

Contre-cloison de doublage : Les panneaux alvéolaires permettent de réaliser des contre-cloison de doublage indépendantes du mur support, jusqu’à 3.60m de hauteur, pour une résistance mécanique supérieure aux ouvrages maçonnés traditionnels de même épaisseur.

 

Des panneaux semi-rigides de laine minérale, sans limite d’épaisseur, renforcent les caractéristiques thermiques des parois.

 

L’isolation acoustique est également renforcée

 


3 Les complexes de doublage (collés ou vissés)

 

3.1 description

 

Les complexe de doublages sont constitués de plaques de plâtre (10mm) et isolant.

Ils se présentent sous forme de panneaux hauteur d’étage et existent en plusieurs versions : complexes ou sandwiches, avec ou sans pare-vapeur.

 

Les isolants :

  • PSE : polystyrène expansé,
  • Polystyrène extrudé,
  • Laine de roche,
  • Polyuréthane,

 

 

3.2 Classement des complexes et Compatibilité complexe / type de mur (maçonnerie et béton)

Les complexes sont classés suivant leur perméabilité à la vapeur d'eau (voir le document "Classement dans le bâtiment") en classe P1, P2 ou P3.

 

3.3 mise en œuvre

 

3.1 mise en œuvre par collage des complexes

 

                      

 

 

3.2 mise en œuvre par vissage des complexes et sandwiches

 

La mise en œuvre par vissage des complexes et sandwiches est limitée aux épaisseurs d’isolants inférieures ou égales à 80 mm.

La mise en œuvre s’effectue sur une ossature primaire (ossature horizontale en bois) ou sur une ossature secondaire (ossature verticale en bois ou métallique).

La longueur des vis doit être égale à l’épaisseur du doublage augmentée de 30 mm pour le bois et de 15 mm pour l’ossature métallique.

 

 

a) Mise en œuvre des complexes

L’ossature est réglée et fixée verticalement (ou horizontalement). Les complexes sont mis en œuvre parallèlement ou perpendiculairement aux ossatures et vissés au pas de 0.30m.

 

                        

 

 

b) Mise en œuvre des sandwiches

 

Tasseaux verticaux :

 

L’ossature est réglée et fixée verticalement à entraxe de 1.20m.

Les sandwiches sont vissés au pas de 0.30m.

 

 

Tasseaux horizontaux :

 

L’ossature est constituée de lisses continues, haute et basse, fixées au sol et au plafond.

Au droit des joints et à mi-hauteur, une cale de liaison sert d’appui aux éléments.

Les sandwiches sont vissés au pas de 0.30m sur les lisses.

 


4 Plafond sur ossature métallique

 

4.1 description

Les plafond sont constitués de 1, 2 ou 3 plaques plâtre standard ou techniques vissées sur une ossature métallique réalisée à partir des profilés et des suspentes.

 

 

plafond à ossature simple

plafond à ossature double (primaire et secondaire)

4.2 Jonctions

4.21 Jonction aux parois verticales de l'ossature simple

 

Parois finies, parallèles aux profilés

 

La distance du premier profilé d'ossature à la paroi finie doit être inférieure ou égale à 0.10 m.

Parois devant recevoir un doublage

 

 

La distance entre la première ossature et la paroi doit être inférieure ou égale à 0,30 m.

 

Parois perpendiculaires aux profilés

 

Une suspente doit être disposée aux extrémités des lignes d'ossature.

La portée entre suspentes est fonction du type de profilé.

 

 

 

Les profilés peuvent aussi être posés sur une cornière fixée au mur tous les 0,70 m et solidarisés à celle-ci à l'aide d'une vis  ou d'une attache.

4.22 Jonction aux parois verticales de l’ossature double

 

 

4.3 Mise en oeuvre des suspentes

Le choix des suspentes est fonction de la nature des supports et de la hauteur sous plafond à obtenir.

4.31 Support bois

 

4.32 Support entrevous

Les suspentes doivent être placées entre la poutrelle et l'entrevous, les griffes tournées côté entrevous

4.33 Support métal

4.34 Support béton

 

Sur béton la suspente est fixée par 2 chevilles.

Elle reçoit une tige filetée 0 6 mm par simple vissage dans un tourillon.

4.4 Mise en oeuvre des ossatures